Guide
Expression écrite TEF Canada : A et B
L’expression écrite du TEF Canada : le fait divers de la section A, la lettre de la section B, la méthode, un exemple rédigé et les scores.
Mis à jour le
En bref
L’expression écrite du TEF Canada dure 60 minutes et comporte deux sections : en section A, vous rédigez la suite d’un fait divers en 80 mots minimum ; en section B, vous écrivez une lettre à un journal ou un message de forum pour défendre une opinion, en 200 mots minimum. Elle est notée sur 699.
Les deux sections en un coup d’œil
Vous rédigez les deux textes d’une seule traite, en 60 minutes. Les deux sections n’évaluent pas la même chose : la section A vous demande de raconter un événement comme le ferait un journal, la section B de convaincre un lecteur. Elles n’ont pas non plus le même registre, et savoir passer de l’un à l’autre fait partie de l’exercice. Les durées ci-dessous sont une répartition conseillée, pas une règle de l’examen : adaptez-les à votre rythme, mais gardez la plus grande part pour la section B.
| Section | Ce que vous rédigez | Longueur | Registre | Temps conseillé |
|---|---|---|---|---|
| A. Fait divers | La suite d’un article dont le début est donné | 80 mots minimum | Neutre, journalistique | environ 25 min |
| B. Lettre ou message de forum | Une réaction à une affirmation, avec une position claire | 200 mots minimum | Soutenu, argumenté | environ 35 min |
Section A : rédiger la suite d’un fait divers
On vous donne les premières lignes d’un court article de presse sur un événement local : un accident, un sauvetage, un incident insolite. À vous d’écrire la suite, comme le ferait le journaliste. Il ne s’agit ni de raconter votre propre histoire ni de donner votre avis : vous rapportez des faits, dans l’ordre, à des lecteurs qui n’étaient pas sur place. Le début de l’article fixe les personnages, le lieu et le moment ; votre suite doit s’y tenir.
- Restez fidèle au début : même lieu, même jour, mêmes personnes, mêmes faits.
- Écrivez à la troisième personne, comme un reporter : pas de « je », pas de « à mon avis ».
- Employez les temps du passé : passé composé pour les événements, imparfait pour le décor, plus-que-parfait pour ce qui s’était passé avant.
- Enchaînez les faits dans un ordre clair grâce aux repères de temps : d’abord, quelques minutes plus tard, ensuite, finalement.
- Terminez par une vraie fin : le dénouement, les conséquences, la parole d’un témoin ou la suite des événements.
Section B : la lettre ou le message de forum
Vous lisez une affirmation, publiée dans un journal ou sur un forum, sur un sujet de société : le travail, le numérique, la ville, l’éducation, la consommation. Vous y répondez par une lettre au journal ou par un message sur le forum, et vous prenez position. Le texte doit présenter une opinion claire et au moins trois arguments développés, dans un registre soutenu. Une liste d’idées ne suffit pas : chaque argument doit être expliqué et illustré.
- Faites un plan avant d’écrire : une introduction qui rappelle l’affirmation et annonce votre position, trois paragraphes d’arguments, une conclusion.
- Construisez chaque argument en trois temps : l’idée, l’explication, un exemple concret.
- Reliez vos paragraphes avec des connecteurs : tout d’abord, de plus, par ailleurs, en revanche, c’est pourquoi, en définitive.
- Gardez un registre soutenu : vouvoiement du lecteur, pas de formes orales comme « ça » ou « super », pas d’argot.
- Respectez le support : une lettre commence par « Madame, Monsieur, » et se termine par une formule de politesse ; un message de forum peut s’en passer, mais reste tout aussi soutenu.
Un exemple rédigé de section A
Voici un début d’article écrit pour ce guide, dans le style de la section A, et une suite qui montre à quoi ressemble une réponse complète. La suite dépasse largement le minimum de 80 mots. Observez comment elle garde le lieu et le moment du début, reste à la troisième personne et va de l’événement à son dénouement.
Début de l’article (donné) :
Samedi matin, les clients d’un supermarché de Villeneuve ont eu une drôle de surprise : un jeune cerf se promenait entre les rayons.
Suite rédigée :
L’animal était entré vers 9 h 30 par les portes automatiques, restées ouvertes à cause de la chaleur. Selon un employé, il semblait plus effrayé que dangereux. Il a d’abord traversé le rayon des fruits, puis il s’est immobilisé devant les surgelés.
Le directeur a aussitôt fait évacuer le magasin et a prévenu les pompiers. En attendant leur arrivée, deux employés ont bloqué les allées avec des chariots pour éviter que le cerf ne se blesse.
Les pompiers sont arrivés vingt minutes plus tard. Après plusieurs tentatives, ils ont réussi à guider l’animal vers une sortie de secours, sans le toucher. Le cerf a ensuite rejoint le bois voisin.
Aucun blessé n’est à déplorer, et seuls quelques cartons de lait ont été renversés. Le magasin a rouvert ses portes en début d’après-midi. « On en parlera longtemps », a confié une cliente en souriant.Comment l’épreuve est notée
Des correcteurs formés lisent vos deux textes, et vous recevez une seule note d’expression écrite, sur 699. Ils évaluent si chaque texte répond à sa consigne, s’il est bien organisé et bien enchaîné, si le vocabulaire est varié et précis, et si la grammaire et l’orthographe sont maîtrisées. Pour les critères exacts, consultez le site officiel du TEF Canada, édité par Le français des affaires (CCI Paris Île-de-France).
Pour l’immigration, la note est lue en niveau NCLC : la tranche 428–471 correspond au NCLC 7, la tranche 512–557 au NCLC 9. Considérez le nombre minimum de mots comme une partie de la consigne : un texte trop court ne peut pas montrer tout ce dont vous êtes capable.
Les erreurs qui coûtent le plus cher
Les points perdus viennent presque toujours des mêmes habitudes, et toutes se travaillent avant le jour de l’examen.
- Contredire le début de la section A : un autre lieu, un autre jour, des personnages qui changent de nom.
- Passer au « je » ou donner son avis en section A, qui est un article de presse, pas un témoignage.
- Mélanger présent et passé dans un même récit.
- Prendre position en section B avec un ou deux arguments seulement, ou des arguments sans exemple.
- Adopter un registre familier en section B : tutoiement, « ça », points d’exclamation, tournures orales.
- S’attarder sur la section A et bâcler le texte argumenté, qui est le plus long.
Questions fréquentes
Combien de mots faut-il écrire à l’expression écrite du TEF Canada ?
Au moins 80 mots pour la section A et au moins 200 mots pour la section B. Comptez vos mots à l’entraînement jusqu’à savoir estimer la longueur d’un texte d’un simple coup d’œil.
Qu’est-ce que le fait divers de la section A ?
Un court article de presse sur un événement local : un accident, un vol, un sauvetage, un incident insolite. Vous en recevez le début et rédigez la suite en journaliste, à la troisième personne et aux temps du passé, des faits jusqu’au dénouement.
En section B, faut-il écrire une lettre ou un message de forum ?
C’est la consigne qui le précise, en indiquant où votre texte est publié. Dans les deux cas, le registre est soutenu et la structure est la même : une position, au moins trois arguments développés, une conclusion. Seules l’ouverture et la formule finale changent.
Quelle note faut-il en expression écrite pour le NCLC 7 au TEF Canada ?
Sur une échelle qui va jusqu’à 699, une note d’expression écrite dans la tranche 428–471 correspond au NCLC 7, et dans la tranche 512–557 au NCLC 9. La page de conversion des scores donne toutes les tranches.
Comment connaître mon niveau avant l’examen ?
Rédigez les deux sections en conditions réelles, chronométrées, et faites-les corriger selon les critères officiels. Sur Français en Poche, la vérification instantanée donne une première note et une Coach Review apporte la correction ligne par ligne d’un coach de français.